Au lendemain de l'indépendance, l'ASAM avait repris ses activités sportives en gardant ses deux symboles : Son sigle ASAM (Association sportive d'Ain M'Lila) et ses couleurs traditionnelles le ROUGE et NOIR. Pour Si Omar Djeddi, Rabi yarhmou, ces deux couleurs symbolisaient le SANG DES MARTYRS et LE DEUIL DES FAMILLES. Pourtant, comme un défi, L'ASAM avait endossé durant la période coloniale la couleur verte (Doc 1) pour mieux marquer son attachement à la lutte de libération. Ceci n'avait pas échappé aux autorités coloniales qui avaient enquêté sur le sujet. Fort heureusement, il n'y eut pas de sanctions en raison de la présence au sein de l'effectif de l'ASAM de deux militaires français. Il est à rappeler que L'ASAM a eu son lot de martyrs. Une plaque commémorative, autrefois accrochée sur l'un des murs du local ,glorifiait tous les anciens joueurs tombés au champ d'honneur.( Liste des martyrs). A signaler que le sigle ASAM est prononcé A..SAM partout à travers le territoire national,sauf dans la région de Batna où on le prononce jusqu'à nos jours AZAM.
1970-1980 CHANGEMENT DU SIGLE DE L'ASAM.
Dans le sillage de la loi portant généralisation de la langue arabe, il a été fait obligation d'arabiser les sigles des équipes. L'ASAM put garder son sigle grâce à une habile suggestion de Chiha Amor, Rabi yarhmou. Et L'ASAM devint Amel Saïd Ain M'Lila. A l'exemple de Tebessa, qui devint IRT (Ittihad Riadhi de Tebessa), la majorité des clubs arabisèrent le leur. D'autres, par contre, ont essayé à tout prix de garder le sigle en proposant des contenus assez cocasses :Jil Sakakine Bordj Menaiel pour remplacer Jeunesse Sportive de Bordj Menaiel.
1979-80 NOUVEAU CHANGEMENT.
Suite à l'adoption de nouveaux textes régissant le sport, les clubs sportifs furent classés en 1979, en ASP (Association Sportive de Performance) , ceux de l'élite, et en ASC, association sportive communale. A ce titre, la commune d'Ain M'Lila se trouva avec trois équipes engagées dans trois divisions différentes : l'AMAM "A" , L'AMAM"B" (Fourchi) et l'AMAM"C" (Ouled Hamla). Et d'après les nouvelles dispositions, les joueurs affiliés aux clubs d'une même commune, pouvaient jouer avec l'une des équipes de leur commune en cas de besoin. Cette disposition salutaire permis à Fourchi de remporter le dernier match à Ras El Oued (en incorporant plusieurs joueurs de l'équipe "A") et d'assurer son maintien. Par manque de coordination entre les différentes ligues (régionales et de Wilaya), notamment en matière de sanctions et d'avertissements, cette disposition fut abandonnée les années suivantes.
Les ANNÉES 80 à 89
L'ASAM garda le sigle AMAM. Mais curieusement, les journaux n'ecrivaient plus l'AMAL MADINAT AIN M'LILA mais l'EAM (l'Esperance de Ain Mlila). Et cela dura jusqu'en 1990 où L'ASAM repris son sigle initial l'ASAM.
Said49
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